17 avril 2013: rapport de l’atelier « résilience »

Résilience: comment résister aux lois du marché et développer des initiatives qui permettent des changements de comportement à plus large échelle? Quelques pistes, selon que l’on soit consommateur, association, producteur ou vendeur.


1. Que peut-on faire comme consommateur?

 Mettre en lien les épiceries de quartier et les producteurs.

 Faciliter les échanges, fournir les adresses… Le frein est souvent logistique. Le consommateur a un pouvoir d »initiative, il doit/peut exprimer l’envie de voir augmenter l’offre (petits points de vente).

 Idée: « notre paysan de famille »: comptoir paysan (différent d’un marché) ou comptoir collectif dans un local fixe.

2. Que peut-on faire comme association?

 Développer une vision transversale.

 Les solutions qu’on propose doivent être des solutions cohérentes qui visent les causes et non les effets (pas des solutions « sparadrap »!)

 Travailler avec tous les publics, pas uniquement les favorisés, pour permettre l’accès à une alimentation saine pour tous.

 Réseautage pour ne pas redécouvrir et refaire le monde constamment.

 Vigilance démocratique: porter des revendications politiques concertées entre organisations.

3. Que peut-on faire comme producteur/vendeur?

 Un prix minimum est souhaitable, ex. l’huile d’olive ne peut être produite pour moins de 6,5€ le litre, c’est le coût de la production. Donc l’huile d’olive à 3€ est une arnaque: le consommateur est floué.

 Problème du volume, de la quantité: un petit producteur ne peut livrer suffisamment et est alors dans une position de négociation difficile. Y a-t-il des alternatives en dehors de celle des coopératives pour les paysans?

 Le producteur n’a pas assez de moyens financiers: il faudrait qu’il dispose d’un capital de départ, un préfinancement est donc souhaitable (et là, l’expérience du commerce équitable sud-nord est utile!)

 Les intermédiaires ne doivent quand même pas être complètement exclus, on risquerait de «jeter le bébé avec l’eau du bain» à force de vouloir rapprocher producteurs et consommateurs. Leur rôle doit être redéfini dans un système alimentaire durable.
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